Dans un marché français de l’horlogerie sinistré depuis fin 2008 par la crise, ce reportage pose la question de l’avenir des sous-traitants de la filière. Les commandes ont chuté de 80% à cause de la frilosité des consommateurs et des stocks importants de produits finis.


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Attirer de nouveaux clients pour les petites entreprises de mécanique coûte très cher. Une grande partie des coûts d’acquisition reste fixe. Les nouveaux entrants sont quasi-inexistants et obligent à aller chercher de nouvelles marques chez leurs concurrents. Chaque nouveau client est gagné contre ses rivaux.

Paul Champagne, responsable du syndicat des composants, témoigne que la fidélisation de ses propres clients est fondamentale. Elle a permis à certains sous-traitants d’éviter une baisse de 20% de leur production car les fabricants de montres suisses ont privilégié leur partenariat avec les fournisseurs français malgré leur grand stock de composants.

Françoise Miserez, directrice de l’entreprise FM industries, explique que de nombreux concurrents ont mis la clé sous la porte. Ils n’ont pas su répondre aux attentes de leurs clients suisses sur les critères de savoir-faire, de compétences et de moyens matériels. FM industries a su préserver ses clients en étant à leur écoute. Pour faire face à la baisse des demandes, elle mise également sur la diversification par la réalisation d’accessoires de mode dans le luxe. Ce qui lui a permis de rentabiliser son outil de production en maintenant, voire en réduisant, ses coûts.
L’industrie horlogère : Comment certains sous-traitants font-ils face à la crise ?